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La
vieille poudrière de Desbiens
Monument historique
La poudrière est le dernier vestige du régime
français de la région du Saguenay—Lac-Saint-Jean.
Elle est construite en pierre, de trois mètres
de longueur sur deux de largeur, coiffée d’une
toiture à quatre versants recouverte de bardeaux.
Sa construction date de 1770. Elle a été
restaurée il y a quelques années par le
ministère de la Culture et des Communications
du Québec. |
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| Situé
sur la rive est de l’embouchure de la rivière
Métabetchouane, le poste de traite de la Métabetchouane
fonctionne par intermittence pendant deux siècles
à partir de 1676. Il constitue un relais important
sur la route des fourrures reliant Tadoussac à
la baie d’Hudson. En 1880, le poste est abandonné
et tous les bâtiments, sauf la poudrière,
sont déménagés à Pointe-Bleue
(Mashteuiatsh), qui prend la relève de la traite.
La poudrière a vu se développer
le poste de traite de la Métabetchouane, elle
a vu défricher les premiers colons, elle a assisté
à la première traversée du bac
en 1878 et a survécu au grand feu de 1870. Elle
a assisté à la construction du premier
pont en 1921 et a échappé à la
grande inondation de 1928. |
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Monument
Jean de Quen
Le monument commémore la venue du missionnaire
jésuite Jean de Quen, premier Blanc à fouler
le sol du Lac-Saint-Jean, le 16 juillet 1647.
Il a été érigé
en 1947, lors des fêtes du 300e anniversaire de
l’évènement, avec le concours de
la Société historique du Saguenay. Il
a été restauré en 1997 pour les
fêtes du 350e anniversaire. Par Marcel Tremblay.
Les matériaux utilisés
(le granit et l'aluminium) sont des produits du Lac-Saint-Jean
et de la région de Chicoutimi.
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Le
monument traduit l'histoire du poste de traite:
- L a forme demi-circulaire
évoque les rassemblements indiens à
cet endroit.
- Le tableau de fond (réalisé
par les jumelles Ouellet) rappelle l'arrivée
de Jean de Quen au Lac-Saint-Jean, accompagné
de deux guides montagnais.
- La croix symbolise celle
qu’avait érigée les Montagnais
avant la venue du découvreur.
- La statue (réalisée
par Salomonde) représente Jean de Quen dans
l'attitude du missionnaire.
- L'autel exprime la permanence
de la mission Saint-Charles et la présence
du poste de traite.
- L'écusson royal
de France rappelle l'appartenance du poste au Domaine
du Roi.
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Chapelle
La mission de Métabetchouane
fut fondée en 1666. Cependant, la première
chapelle, dont la construction fut entreprise en juin
1676, ne fut achevée que le 10 juillet 1677. On
dit qu’elle était faite d’écorce
de bouleau. Les Jésuites possédaient alors
à peu près 300 arpents de terre en culture,
des troupeaux, un moulin à scie et une érablière.
Ils procédèrent à la sédentarisation
et à l ‘évangélisation des
Montagnais.
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| La
chapelle que vous pouvez visiter fut érigée
en 1997 et se veut donc la troisième bâtie
sur le site. Elle est construite avec la technique du
tenon : l’extrémité d’une pièce
est façonnée pour la faire entrer dans un
trou (la mortaise) pratiqué dans une autre pièce
destinée à être assemblée à
la première. Elle commémore celle construite
par la Compagnie de la Baie d’Hudson en 1849 à
la demande des Oblats de Marie-Immaculée et déménagée
à Pointe-Bleue (Mashteuiatsh) vers 1877. |
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Four
à pain
Le four à pain, de style «
dos de castor », a été
construit sur le site de la Métabetchouane en 1999.
Il rappelle celui qui fut érigé au début
de la mission, vers 1666.
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La base est faite de « pierres
sur pierres », le four lui-même est
constitué d’une armature de bois recouverte
d’une couche de béton de 20 cm. Les portes
sont de fonte et le toit protecteur, de planches de
cèdre.
Le four est tout à fait fonctionnel
: il sert, toutes les semaines durant la belle saison,
à faire cuire du bon pain de ménage et
de la banique amérindienne. La méthode
de cuisson consiste à préchauffer le four
au feu de bois franc durant quatre heures puis de pousser
les braises tout au fond (elles gardent la chaleur fort
longtemps) pour laisser l’avant libre; on peut
ensuite enfourner jusqu’à douze (12) pains
à la fois. |
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