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L’aménagement paysager sur le site de la Métabetchouane
est composé de plantes indigènes, médicinales, aromatiques
et tinctoriales. Des dizaines de variétés cohabitent. En voici
quelques-unes :
| La
tanaisie (Tanacetum vulgare)
est une grande plante vivace de un mètre
de hauteur. Ses fleurs jaune vif sont en forme de capitules. Elle
possède de nombreuses propriétés médicinales:
apéritive, antiputride, antiseptique, diurétique, fébrifuge,
antispasmodique, tonique, vermifuge, entre autres. |
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L’achillée (Achillea
millefolium) est une plante vivace de vingt centimètres à
un mètre de hauteur. Ses fleurs blanches sont en forme de capitules.
Cette plante a une aura puissante. Elle protège contre le mal et
les malins; elle représente la force dans l’adversité
et la pureté des intentions.
Au Québec, l’achillée est la plante la plus populaire,
et la plus utilisée depuis trois siècles pour soigner la fièvre.
C’est aussi une excellente plante tinctoriale.
| Le
millepertuis (Hypericum perforatum)
était utilisé par les premiers colons
d’Amérique pour les diarrhées, les fièvres,
les plaies et les piqûres de serpents. Depuis le XIXe siècle,
on s’en sert comme remède de base en homéopathie.
En 1988, des chercheurs ont constaté ses vertus immunostimulantes,
entre autres contre le sida. En 1995 et 1996, on a prouvé que
le millepertuis agit comme antidépresseur. On le surnomme avec
raison le « Prosac naturel ». |
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Déjà, aux XVIIe et XVIIIe siècles, les herbes comme
le persil, la sauge et le basilic sont très utilisées; elles
sont indispensables à la vie de tous les jours. Elles donnent du
goût aux aliments, elles parfument gens et maisons, et soignent mieux
que les médecins de l’époque…
Chaque année, nous améliorons le site de la Métabetchouane
afin de lui redonner toutes les essences d’arbres et d’arbustes
du temps où les jésuites y exploitaient une ferme et s’adonnaient
à la culture. Déjà, nous avons transplanté des
bouleaux, des chênes, des érables, des pommetiers, des pruniers,
du cassis et d’autres variétés. Dans un avenir assez
rapproché, nous voulons refaire un jardin avec des variétés
de plants du XVIIe siècle.
Nous n’héritons pas la terre de
nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants. Pensée
amérindienne. |
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